Le cycle de reproduction de la jument

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Le printemps est là (enfin !), les premiers poulinages ont lieu et la saison de monte va commencer, un petit récapitulatif du fonctionnement du cycle de la jument s’impose.

Au printemps, la lumière du jour bien plus présente stimule les hormones responsables de l’ovulation alors qu’en hiver l’activité ovarienne est réduite (pas de chaleurs).

 Le cycle ovarien peut se distinguer par deux périodes :

l’oestrus (période de chaleur) de 4 à 10 jours.

C’est la phase durant laquelle la jument ovule, généralement en fin d’oestrus et donc le moment idéal pour la saillie. Les ovaires contiennent des follicules responsables de l’ovulation, puisque ce sont eux qui contiennent les ovules. Durant l’oestrus, un seul follicule grossit et libère l’ovule arrivé à maturation.

Cependant, les premiers oestrus d’une jument ne débouchent pas toujours sur une ovulation, il est nécessaire de faire un suivi de chaleur chez le vétérinaire pour s’assurer de l’ovulation.

le dioestrus de 12 à 18 jours.

Une fois l’ovule libéré, le follicule est fendu et développe le corps jaune qui sécrète la progestérone, responsable du refus de l’étalon.

• Si l’ovule n’est pas fécondé, le follicule dégénère et un nouveau cycle se met en place.

 • Si il y a fécondation, le corps jaune persiste durant la gestation.

Il est possible que la jument soit vide mais que le corps jaune persiste, dans ce cas une injection d’hormones peut régler le problème.

Il existe néanmoins de nombreuses variations de cycles en fonction des individus, qui sont à prendre en compte.

Pour détecter les chaleurs, il existe plusieurs méthodes :

– il est possible de faire souffler la jument par un étalon.

– le vétérinaire peut effectuer une palpation transrectale ou une échographie pour constater de l’évolution des follicules

Suite au suivi vétérinaire, il est possible de déclencher artificiellement l’ovulation à l’aide d’injections de certaines substances.

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Follicule

Les mécanismes responsables du cycle ovarien sont très complexes, il s’agit ici d’un simple résumé explicatif, pour de plus amples informations, notamment sur les hormones et leur fonctionnement, je vous invite à lire cet article ici & ici.

Photo : ici

Les Chevaux de Vernet

Mamelouk
Mamelouk

Nous avons dans un article précédent évoqué les œuvres de Géricault mais parmi tous les peintres de « chevaux » Carle Vernet était maître et Théodore Géricault fut l’un de ses élèves.

Portrait équestre de Napoléon
Portrait équestre de Napoléon

Issu d’une famille d’artistes, son père Claude Joseph était lui aussi peintre. Vernet voit le jour dans cet environnement propice en 1758, il deviendra passionné de chevaux, mais sera surtout l’un des instigateur de la peinture militaire, représentant des scènes de batailles, notamment des guerres Napoléoniennes.

Scène de Guerre
Scène de Guerre

Malheureusement rapidement dépassé par ses élèves, Vernet reste un peintre qui ne passe pas inaperçu, un réalisme profond et un grand soucis du détail anime ses peintures ce qui lui vaudra de recevoir la Croix de la légion d’honneur de la main de Napoléon pour sa toile « le Matin d’Austerlitz »

Le Matin D'Austerlitz
Le Matin D’Austerlitz

Ses scènes de chasses seront très prisée à l’époque, comme le montre les nombreux tirages qui ont été faits. Vernet était un peintre de genre qui dans ses différentes oeuvres représentait les chevaux, que ce soit à la chasse, aux courses, ou à la guerre. C’est un véritable témoignage de la place qu’occupait l’animal à cette époque. Où les chevaux ne se contentaient pas seulement d’être des outils pour la guerre et l’agriculture mais aussi un divertissement et un loisir, avec la chasse et les jeux tels que les courses.

Scène de chasse
Scène de chasse

Demi Volte Face – Aimer votre cheval

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Aujourd’hui j’en profites pour faire le relais d’un très bel article sur le blog de Demi Volte Face intitulé « Aimer votre cheval ».

« Remettre en évidence ce qui a tendance à être trop commun

Nous sommes de plus en plus à l’admettre, il y a beaucoup à faire pour améliorer la condition équine. A commencer par des problèmes trop souvent banalisés :

  • les conditions de vie : contact social réduit, enfermement prolongé, privation de nourriture… ;
  • la santé : problèmes de pieds, ulcères gastriques, obésité, fourbure, coliques, carences nutritionnelles, alimentation industrielle, stress, tics… ;
  • l’équitation : techniques et outils coercitifs (enrênement, LDR, mains qui tirent…), réglages serrés (mors, muserolle, sangle), recherche de l’appui (que ce soit en embouchure ou en ennasure) à défaut de l’équilibre, mauvaise posture (mains non fixes, pieds en canard, dos voûté, manque de tonicité musculaire…), matériel inadapté…

Ces problèmes cachent en réalité, une forme de cruauté par désobligeance. Une cruauté sous-estimée, alimentée au cours des siècles par manque de connaissances, mais certainement aussi par manque d’Amour. »

Pour lire la suite de l’article c’est ici

Il met en avant la véritable prise de conscience que le cavalier doit avoir par rapport à sa façon d’envisager le cheval comme être vivant mais aussi l’équitation. Et les changements qui doivent intervenir à son niveau et non au niveau de l’animal. Pour un meilleur confort, plus de sécurité mais aussi et surtout une bien meilleure compréhension. Etre cavalier ne s’improvise pas et c’est une continuelle remise en question. Trop peu (à mon goût) de cavaliers ont le mérite d’envisager l’équitation de cette manière. En soulevant plusieurs points en rapport avec l’éducation du cheval, sa retraite, le choix de sa monture ou encore les engagements financiers, cet article remet à plat toutes ces notions auxquelles beaucoup ne prêtent pas attention et pose une question fondamentale celle de l’amour.

Photo : Ici

Itot du Château, petit cheval devenu grand athlète.

Le 6 juillet 2014, au Paris Eiffel Jumping, Itot du Château fêtait sa retraite en grandes pompes. Retour sur un cheval exceptionnel à l’histoire exceptionnelle, un peu comme un conte de fée.

Fils de Tot de Sémilly, né en 1996, Itot provient de l’élevage amateur de Jean Grandjean, et non pas d’un haras reconnu. Cheval difficile, son propriétaire essaye de le vendre, mais c’est un échec cuisant. A ces 3 ans le poulain fera les frais d’un accident de voiture, de nombreuses fractures dont 7 sur la tête, qui, contre toute attente, n’affecterons en rien le talent du Selle Français.

C’est là que la magie opère, Michel Hécart, cavalier tricolore, s’occupe du jeune cheval et après un travail acharné montre au grand jour les capacités du petit cheval (1,55m).

Jusqu’en 2007 ou Ian Tops rachète Itot pour sa compagne Edwina. C’est une véritable histoire d’amour qui commence et qui propulsera aussi bien le cheval que la cavalière australienne au plus haut niveau. Dès 2008, Itot participe aux JO de Hong Kong, puis à ceux de Londres. S’ensuit une carrière remarquable marquée par de nombreuses victoires notamment au Global Champions Tour.

Surnommé Toti, la fidèle monture d’Edwina Tops Alexander prend sa retraite à l’âge de 18 ans après avoir traversé toutes les épreuves de la vie, des débuts difficile à la gloire et au succès. Un hommage émouvant de la part de sa cavalière, au pied de la Tour Eiffel et un dernier tour d’honneur pour Itot le Guerrier.

Première victoire du cavalier Qatari, Bassem Hassad Mohammed, durant le LGCT 2014 à Monaco.

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Bassem Hassan Mohammed et Victoria

Bassem Hassan Mohammed offre sa premières victoire lors du Global Champions Tour au Qatar à Monaco.
Une victoire historique qui propulse le cavalier à la troisième place du classement (125pts), juste derrière Rolf-Goran Bengtsson (126pts) et à seulement 20 points de la leader et 2 fois championne Edwina Tops-Alexander(146pts).

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Petit Rappel : Le Longines Global Champions Tour (LGCT) est une compétition fermée regroupant les meilleurs cavaliers lors d’un circuit outdoor 5*, dont le but est d’amasser le plus de points possible pour obtenir la victoire.

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La 6eme étape a eu lieu à Monaco cette année, tout près du port de Monte-Carlo dans un cadre exceptionnel, tout comme l’intégralité du championnat puisque on attend les cavaliers la semaine prochaine au pied de la Tour Eiffel. Cependant, la principauté est réputée pour détenir la plus petite piste de tout le LGCT, laissant seulement 2 cavaliers au barrage : Rolf Goran Bengtsson avec Casall ASK et le nouveau venue, Bassem Gassan Mohammed avec sa jument Victoria.

Rolf-Goran Bengtsson et Casall ASK
Rolf-Goran Bengtsson et Casall ASK

La très bien nommée, puisqu’après le parcours exceptionnel du suédois en 37,77 secondes, elle offre une victoire aux Qatari en 77 millième de seconde.
De quoi ravir le Qatar, investissant toujours dans le sport que ce soit le prix de l’arc de triomphe ou le PSG. Nous assistons néanmoins à la naissance de nouvelles nations du cheval, qui promettent de très beaux moments lors des compétitions à venir.

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Photos : écurie Bengtsson , Longines Global Champions Tour, Equidia.